Efficacité énergétique et souveraineté des LLM

Choisissez votre niveau de lecture :

L'intelligence artificielle conversationnelle (ces outils comme ChatGPT ou Claude que nous utilisons de plus en plus) consomme énormément d'électricité. Chaque fois que vous posez une question à l'un de ces assistants, c'est l'équivalent de plusieurs minutes d'éclairage qui partent en fumée. À l'échelle de millions d'utilisateurs quotidiens, ça devient un vrai problème pour la planète.

La bonne nouvelle, c'est que tous les systèmes ne se valent pas. Selon le matériel utilisé pour faire tourner ces intelligences artificielles, la consommation peut varier du simple au décuple. Certaines puces spécialisées sont bien plus économes que d'autres. Le souci, c'est que les plus performantes appartiennent souvent à des géants américains comme Google, et ne sont pas accessibles en dehors de leurs propres services.

Pour les entreprises européennes qui veulent utiliser l'IA sans dépendre des États-Unis, notamment pour des raisons de confidentialité des données, les options sont limitées. Trois hébergeurs se démarquent : OVHcloud, Scaleway et Infomaniak. Ils proposent des services d'IA respectueux de la souveraineté européenne, avec des données qui restent sur le sol européen et ne sont pas soumises aux lois américaines.

Le revers de la médaille : ces trois acteurs dépendent quasi-exclusivement des puces NVIDIA, un fabricant américain qui domine le marché mondial. C'est mieux que rien, mais la vraie indépendance technologique européenne reste à construire.

En attendant, si vous devez utiliser l'IA, deux réflexes simples : ne l'utilisez que quand c'est vraiment utile, et privilégiez un hébergeur européen. C'est bon pour vos données, et un peu meilleur pour la planète.

Envie d'en savoir plus ?